Biocarburants : la deuxième génération est en marche
Les biocarburants de première génération se révèlent plus polluants que prévus, et attisent à la critique de nombreux acteurs. Y’a-t-il un après éthanol et biodiesel ? Grace aux champignons et aux enzymes, le leader mondial Novozymes tient peut –être la clé d’un succès planétaire.
Objectif: produire du carburant avec les déchets agricoles. L’éthanol cellulosique est un biocarburant fabriqué à partir d’arbres à croissance rapide et de déchets agricoles, ligneux contenant de la cellulose (canne à sucre, paille de blé, maïs, peuplier, panic raide…).
Dans ce secteur, Novozymes est le leader mondial des enzymes et micro organismes industriels. Cette société Danoise détient 50% de parts de marché mondial sur les enzymes utiles à la production de bioéthanol, et se positionne donc sur un créneau à fort potentiel. La route vers les carburants de 2nde génération s’offre à elle…mais les avantages de cette technique sont-ils probants ?
Les enzymes, clé du succès du bio-carburant 2eme génération. Les analystes de Sarasin Expertise ont sélectionné ce titre dans le fonds Sarasin Euro Mid-Caps Expansion Durable. Pour eux, les atouts de Novozymes portent sur sa capacité à créer des enzymes efficaces pour la production de bioéthanol. Après la production d’éthanol à partir de sucre de canne, de betterave ou d’amidon de blé, cette deuxième génération de biocarburants révèle ses promesses.
Les enzymes sont ces biocatalyseurs capables d’accélérer les réactions biochimiques qui se déroulent dans une cellule. En maximisant le rendement des matières premières, le travail des enzymes est indispensable à la transformation de la paille, du bois, ou des déchets urbains verts en bioéthanol.
Par leurs avantages, les biocarburants 2nde génération sont prometteurs car:
- ils ont une plus grande capacité à diminuer les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’éthanol traditionnel
- ils n’interfèrent pas avec la production alimentaire de matières premières telles que le mais ou le blé
- ils proposent une meilleure qualité de carburant.
Rappelons que l’objectif de l’UE est d’atteindre 10% de part des biocarburants dans les transports d’ici 2020. Les biocarburants qui voient le jour en ce moment ne seront considérés comme efficaces par la communauté européenne que sous certaines conditions. Notamment d’économiser les émissions de CO2 au moins 50% par rapport aux carburants fossiles. Aujourd’hui, l’éthanol cellulosique pourrait produire 75 % de CO2 de moins que le pétrole conventionnel.
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4 commentaires
Commentaire de Camelya publié le 21/11/2007 à 17:41 :Merci pour ce billet qui soulève une vraie question : celle de l’utilisation des matières premières pour les transformer en carburant. A l’heure où une partie du monde est privée de nourriture, devons-nous faire le choix de sauver la planète du réchauffement climatique et donc nous sauver tous ? La flambée des prix des matières premières, qui destabilise l’économie mondiale et rend l’accès à des produits de première nécessité encore plus difficile comme le pain par exemple, ne risque-t-elle pas d’être encore plus néfaste ?
Commentaire de J'Epargne Utile publié le 26/11/2007 à 17:42 :Effectivement, le sujet est d’importance puisque de lourdes décisions agricoles sont actuellement prises en faveur des biocarburants.
Comment ne pas encourager la compétition entre la filière alimentaire et celle des biocarburants? La question reste entière! Les arbitrages sont parfois bien difficiles à faire.
Il existe cependant un moyen de dépasser cette rivalité, en misant sur les biocarburants de 2° génération.
Merci pour l’article qui malheureusement reste dans le ton archi-convenu. Y aura-t-il quelqu’un pour dire (enfin) qu’on n’a pas encore trouvé la manière de faire des biocarburants de deuxième génération avec un rendement (conversion) acceptable. Techniquement il est toujours plus intéressant de brûler la biomasse obtenue que de la convertir enzymatiquement, malgré
les belles paroles…
salem; vous croiyez que la science a des limite ? moi non plus si une nouvelle idée est apparait , ils vont jusqu’à l’achevé mème si ily’a des vois qui cris là ou la bas , donc on est avec ou contre ogm pour la production des biocarburants rien va changé





