La Californie passe au vert avec Schwarzenegger
Dans une journée idéale, le californien branché travaille dans sa start-up fournie en électricité par les panneaux solaires posés sur le toit, prend sa Toyota Prius pour aller à la plage et finit la journée en rêvant aux nouvelles « clean techs » (énergies propres) qu’il va pouvoir développer…et aux millions de dollars que cela va engendrer.
Le gouverneur a bien compris ce sentiment chez ses concitoyens sensibles à l’environnement, et mise tout sur le futur. En bon exterminateur de la pollution, Arnold Swharzenegger donne une nouvelle dimension à la Californie : jusqu’ici réputée pour son art de vivre et ses nouvelles technologies, elle fait maintenant parler d’elle pour les mesures prises en faveur du développement durable.
En surfant sur la vague verte qui déferle dans la Silicon Valley, il a réussit l’an dernier à faire passer une loi imposant à la Californie de réduire ses émissions pour retrouver en 2020 le niveau de 1990. Autre objectif ambitieux : il veut que l’état limite ces émissions au niveau de 2000 dès 2010, et les ramène en 2050 à 80% de celui de 1990.
La Californie, état pionnier des green techs
Les deux secteurs capables de réels efforts en Californie sont les transports et l’électricité. Pour cela, les politiques peuvent s’appuyer sur les meilleures universités et centres de recherche de la région. Le développement des Clean Techs (énergies propres) et Green Techs (énergies vertes) en est la preuve : la Californie n’est pas seulement capable d’avoir des ambitions, elle sait aussi les assumer. Malgré les lenteurs des administrations, les réticences des constructeurs automobiles américains (Ford accuse un retard par rapport aux voitures hybrides de Toyota et Honda) et les difficultés à faire bouger les modes de vie- même en Californie- Governor Schwarzie a pour l’instant réussi le pari d’attirer l’attention…sur le réchauffement climatique.
Green Techs : les start-up qui explosent
Nanosolar : Start-up de Palo Alto, appuyée financièrement par les fondateurs de Google, et lancée en 2001. Nanosolar a développé un procédé innovant de cellules photovoltaïques imprimées sur des films très minces par le même procédé que l’impression des journaux. Elles pourront être utilisées sur des panneaux flexibles, comme un film plastique aux usages infinis. La compagnie a annoncé son intention de construire la plus grande usine de production de cellules solaires au monde en Californie près de San Jose. L’objectif est de produire 200 millions de cellules solaires par an soit la puissance d’une centrale nucléaire. En février 2007, Nanosolar a levé 20 millions de dollars de fonds auprès du département de l’Energie Américain. Elle représente aujourd’hui 100 milliards de dollars de capitalisation.
Solazyme : Lancée en 2003 avec 100 000 dollars, solazyme est le résultat de l’alliance d’un généticien et d’un financier. Leur trouvaille : un biocarburant nouvelle génération. La société ne vend pas encore, mais parie sur l’avenir, la hausse des prix du pétrole et la cosmétique. Leur capital s’est accru depuis de quinze millions au travers de partenariats conclus avec des sociétés d’énergie.
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1 commentaire
Commentaire de Naphtaline publié le 11/01/2008 à 19:51 :C’est sur que Schwarzie a fait bouger les choses dans son état mais de là à lui réserver une rubrique …
PAr contre c’est sûr qu’il faut en parler pour montrer qu’il ya des gens certes musclés mais aussi censés






