Le green business au cœur de la grosse pomme
Wall Street accueille pour la 9ème année consécutive le Wall Street Green Trading Summit. Pourtant, après quelques années passées à traquer l’info sur les placements éthiques et le green business, c’est la première fois que j’entends parler de ce sommet. Qui plus est, organisé dans le temple de la spéculation ! Les grands industriels américains se réunissent pour parler environnement, et l’information ne nous parviendrait pas…La grosse pomme se serait-elle aventurée dans le greenwashing ?

Wall Street
Première constatation : peu de presse francophone parle de l’évènement. Il a lieu les 23 et 24 mars 2010, mais très peu d’information a filtré ces jours-ci. A peine un article dans Terra Eco…payant.
Qu’à cela ne tienne, les sites anglophones y font largement référence. En premier lieu, le site officiel, bien sur : http://www.wsgts.com/. Que dit le gratin du green business quand il se réunit ? Il se félicite de regrouper le Who’s Who de la finance verte et du business lié à l’environnement sur deux jours. Mais encore ?
Le sommet est le lieu des discussions d’industriels développant des « technologies propres » d’avant-garde, les derniers développements étant réalisés dans le marché du Carbone et la Finance, et les stratégies de Fonds de placement à risque Verts.
L’événement couvre une large gamme de sujets concernant le marché vert et durable dans son ensemble: “comment fonctionnent des fonds de placement à risque verts”, “les composantes pour le commerce vert / la liquidité du marché”, “aperçu des leaders sur le marché du carbone”, “Les nouveautés dans le commerce des énergies renouvelables”, et observe les connections suivantes : « Cleantech et Commerce d’Émissions » et « Infrastructure de Technologie de Finance Environnementale ».
Peter Fusaro, le fondateur d’Energy Hedge fund Center LLC and Global Change Associates Inc, a d’abord lancé le WSGTS en 2002. M. Fusaro a acquis une expertise environnementale du marché et possède 35 ans d’expérience dans le secteur de l’énergie. Il est notamment célèbre pour avoir inventé le terme “le Green Business.” On le connaît pour être une figure innovante dans “le conseil en énergie, le carbone et le commerce d’émissions, le capital-risque, la finance de projets d’énergie renouvelable, et des fonds de placement à risque environnementaux.
Mais aucun atelier ne fait mention de la crise ni de la sévère correction qu’ont subit les fonds thématiques sur l’environnement en quelques mois. La question reste donc entière : si après un sommet comme celui-là, les industriels échangent leurs cartes de visite et leurs dernières innovations, quid des épargnants ? Ont-ils encore raison de faire confiance à Wall Street pour guider leurs investissements, même sous couverts de bonnes intentions ?
Lire aussi:
Faut-il investir dans les valeurs vertes ?
J'Epargne Utile is
Envoyer un mail � l'auteur | Tous les billets de J'Epargne Utile





