Al Gore et le GIEC reçoivent le Nobel de la paix
Nicolas Hulot en a rêvé, Al gore l’a fait.
Il a mis au point une arme fatale pour parler de l’urgence des changements planétaires: un film à succès à Hollywood. Il a assuré la tournée comme le font les plus grandes rock stars: concerts, débats, manifestations aux quatre coins du monde. La récompense est une chance pour tous les écolos de la planète qui ont du mal à porter leur voix au delà des cercles intimes de fidèles.
La pertinence de son travail a donc été récompensée par cette distinction suprême, ce qui lui vaut même d’être encouragé à briguer encore une fois la place du bureau ovale en 2008 par quelques uns de ses fidèles supporters.
Mais ce qui intéresse avant tout Al Gore, c’est de faire passer son message: des conditions environnementales et climatiques que nous créons aujourd’hui dépend largement l’équilibre politique du monde de demain.
La mobilisation autour de ce thème revient donc à prévenir ces risques de guerre, voire peut être à les éviter. Le lien avec la paix était trouvé.
Al Gore: un modèle pour les verts à la française?
On est en droit de se demander quelle est la recette de ce succès planétaire. Le pari n’était pas gagné d’avance, et le sujet délicat aux USA. Avec des graphiques alarmistes et quelques images d’Epinal, Al Gore a su créer l’émotion sur un sujet brûlant. J’étais également de ceux qui, pendant 2 heures, ont suivi avec attention, les sourcils parfois levés, une leçon d’environnement devant “une vérité qui dérange”. J’ai aussi espéré, au générique de fin, que cet homme pourrait donner aux autres le goût de l’effort pour vivre dignement sur notre planète, et la respecter.
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