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Actions VS obligations: lesquels choisir dans son portefeuille ISR ?

Qu’est-ce que les fonds obligataires ?

Les obligations sont des dettes émises par des entreprises, des Etats ou d’autres institutions comme des collectivités locales ou des institutions internationales. Les obligations sont des actifs généralement moins risqués que les actions.
Par extension, les fonds obligataires sont des fonds investissant avant tout en obligations, avec l’objectif d’apporter un flux de revenus réguliers aux investisseurs. Un fonds obligataire se spécialise dans un achat groupé d’obligations pour le compte d’un portefeuille diversifié géré par des professionnels.

Les fonds obligataires socialement responsables introduisent un nouvel élément par rapport aux obligations « classiques » : la qualité de l’émetteur et son respect des grands principes de la RSE (gouvernance, social, environnement). Si la qualité de l’émetteur, c’est-à-dire la qualité de gestion d’une institution ou d’une entreprise est bonne, les investisseurs seront enclins à acheter ses obligations. Des agences spécialisées dans la notation extra-financière (Innovest, Vigéo, Oekom) fournissent des informations sur le respect des grands principes de la RSE par les émetteurs d’obligations. Ces notes sont ensuite précieuses aux gérants pour les aider à faire leur sélection.

Le marché obligataire a la cote

En avril dernier, les marchés action ont rebondi, encourageant le retour des investisseurs. Même si les craintes ne sont pas entièrement dissipées sur de possibles rechutes, les fonds actions ont engrangé 4,4 milliards d’euros au mois d’avril. Les fonds obligataires sont les grands gagnants de ce retour sur les marchés, avec la meilleure collecte depuis janvier 2006, estimée à 3,6 milliards d’euros dans le monde.

Le marché obligataire représente le besoin d’endettement des états et des entreprises. Il est estimé à 3000 milliards dans le monde, soit trois fois plus qu’en 2008. Tous les jours, les états doivent trouver 10 milliards de dollars sur les marchés pour leurs besoins de financement.
Dans le cadre de la diversification de ses placements, il peut être intéressant de mettre un peu d’obligations dans son portefeuille. Obligations d’état ou d’entreprises, elles ont à nouveau le vent en poupe.

Dans l’ISR, le succès a été au rendez-vous pour les fonds obligataires en 2008. Présentant une plus faible exposition au risque de la chute des marchés actions, ils sont devenus majoritaires dans le cœur et le portefeuille des épargnacteurs. La reconversion de plusieurs grands fonds a contribué à cet essor.

Que choisir lorsqu’on est épargnant ?

Certes, le prix des obligations varie en bourse : leur valeur augmente si les taux d’intérêt baissent mais baisse en cas de montée des taux d’intérêt. Elles sont généralement recommandées aux personnes qui recherchent des revenus réguliers et sûrs, avec un horizon d’au moins cinq à huit ans.
Les obligations sont un placement proportionnellement peu risqué, dans la mesure où elles sont conservées jusqu’à maturité c’est-à-dire jusqu’au remboursement du capital par l’emprunteur.  Les chances de retrouver votre capital au terme dépendent de la qualité de l’émetteur (d’où l’utilité de choisir un émetteur fiable, et donc d’une analyse plus poussée comme l’analyse ISR).
C’est généralement parce qu’elles offrent un meilleur couple rendement/risque que les obligations sont plus courtisées en période de baisse des marchés. Mais les actions offrent plus d’opportunités de gains lorsque la bourse est favorable. La diversification idéale se fait donc entre plusieurs classes d’actifs, obligations, actions, afin de gagner plus quand le marché monte et perdre moins quand il baisse.

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Publié le 6/07/2009    Imprimer ce contenu    Envoyer cet article par email

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