Les coulisses de l’Epargne Responsable
Accueil Finance Business Epargn'acteur Experts Coulisses

Ecosphère World/ Europe: un univers, quatre thématiques

Dans un contexte de raréfaction des ressources naturelles, et d’explosion des émissions de gaz à effet de serre, Rothschild a lancé fin 2007 deux fonds thématiques: Ecosphère Europe et Ecosphère World. Entièrement dédiés au thème de l’environnement, ces deux fonds investissent sur des entreprises tournées vers les énergies éoliennes, le traitement de l’eau, les biocarburants ou encore l’efficacité énergétique. Tandis que l’un se concentre sur les sociétés Européennes à fort potentiel, l’autre capte les opportunités de croissance en Chine ou aux Etats-Unis.

Ave à leur tête une expertise de gestion de plus de 20 ans sur chaque zone géographique, les deux fonds thématiques font également l’objet d’analyse par des ingénieurs et des experts du secteur de l’environnement et de l’énergie. Lors d’une entrevue en décembre dernier, les gérants d’Ecosphère World et Ecosphère Europe ont eu l’occasion de dévoiler les raisons de la très forte dynamique de croissance du secteur.

Christophe FOLIOT, Gérant Ecosphère WorldC. Foliot
Spécialisé zone Amérique du Nord

Titulaire d’un MBA de la City University of New York (Baruch College) et titulaire des diplômes de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF) et du Chartered Financial Analyst (CFA), il a débuté sa carrière en 1994 chez Knight-Ridder Inc à New York dans le département de recherche financière. Il a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en septembre 2003 en tant que gérant actions sur la zone Amérique du nord.

Auparavant, il intègre en 1995 la Banque Vernes en qualité d’analyste financier buy side puis en 1999 rejoint BNP Paribas Asset Management, où il assure successivement les fonctions d’analyste buy side et de responsable de la gestion actions fondamentale sur la zone Amérique du nord.

Dans le cadre de la gestion d’Ecosphère World, Christophe Foliot travaille en interaction avec les équipes de gestion internationale sur la zone Asie/Reste du Monde, et avec les équipes de gérants Europe.

Manuel DOMEON – Gérant Ecosphère Europe
Spécialisé zone EuropeE. Doméon

Docteur en Economie Mathématique et Econométrie de l’Université de Toulouse, il a débuté sa carrière à la BNP en 1986 comme analyste financier avant d’y intégrer le département de gestion collective en 1990. Il eut notamment en charge la responsabilité de la gestion des Sicav petites et moyennes capitalisations françaises et européennes de la BNP à partir de 1994.
Il a rejoint Edmond de Rothschild Asset Management en janvier 2000 en tant que gérant des OPCVM investis en valeurs moyennes. Il gère notamment Saint-Honoré Europe Midcaps dont l’historique des performances est remarquable.

Valérie Guelfi - Junior Fund Manager. V. GuelfiValérie Guelfi rejoint C.Nagy et C. Foliot au sein de l’équipe Actions Nord-Amérique. Valérie a débuté sa carrière chez Fidelity au Canada en 2004 avant de rejoindre Innoven Partenaires puis KPMG en 2005.

Manuel Doméon, vous êtes le gérant d’Ecosphère Europe. Vous avez donné une orientation Européenne à ce fonds, pour quelles raisons ?

L’Europe est en avance dans le domaine environnemental, et a entamé une véritable prise de conscience. Grâce au vaste choix de valeurs disponibles, nous avons trouvé utile et intéressant de le proposer aux épargnants. De plus, ce fonds est éligible au PEA et ne présente pas de risque de change important : il est investi à 80% en €.

Pourquoi parier sur un fonds thématique aujourd’hui?

L’environnement est une thématique que nous connaissons déjà, puisque certains de nos fonds sont déjà investis sur ces valeurs depuis 2002. Nous avons vu arriver depuis de nouveaux acteurs qui n’existaient pas. Aujourd’hui, certaines entreprises leader dans le secteur de l’éolien ou du solaire, sont européens. Dans le secteur solaire par exemple, les leaders mondiaux sont Allemand et Norvégien. Pour les déchets, les français Véolia Environnement et Suez occupent aussi une place importante sur leur marché. Nous misons également sur des valeurs présentant une forte croissance, comme Alstom par exemple. La 3ème catégorie d’entreprises est constituée de nouveaux leaders de niche aux croissances très fortes. Elles feront sans doute leurs preuves dans la surperformance. En termes de gestion, nous ne nous focalisons pas sur de la gestion indicielle, mais préférons le stock-picking.

Vous travaillez en collaboration avec une analyste spécialisée sur les questions de l’industrie et de l’environnement, Mélusine Bertrand. Comment ce point de vue enrichit-il votre analyse ?

Cette compétence nous permet d’avoir une vision élargie de l’univers d’investissement, sur les énergies alternatives et le nucléaire par exemple. Les énergies renouvelables offrent de grandes perspectives de croissance. L’eau et les déchets sont des problématiques que nous surveillons de près également, surtout dans les pays émergents. Quant aux transports et aux carburants, il faut désormais considérer avec attention la deuxième génération de biocarburants, afin d’éviter les problèmes de pénurie des denrées consommables. Nous essayons de balayer un univers plus large que d’autres fonds. Le transport et l’efficacité énergétique nous intéressent par le caractère novateur des entreprises qui les composent. Il faut savoir capter ces nouveaux acteurs, être attentifs à la régularité de leur performance, en plus d’une gestion souple et efficace.

Comment effectuez-vous votre choix parmi les entreprises ?

Nous n’investissons pas dans des conglomérats, mais privilégions des sociétés « pure players », dont le chiffre d’affaires est lié à plus de 50% à l’environnement, ou dont la croissance est liée à cette thématique. Les énergies alternatives représentent plus de 50% des secteurs couverts par le fonds.

Ne craignez-vous pas une bulle spéculative sur le segment de l’environnement ?

C’est une question légitime, mais il faut savoir que toutes les sociétés présentes dans le fonds Ecosphère Europe dégagent des profits réels, et reposent sur des actifs tangibles. Nous ne parions pas sur des sociétés de conseil pur, mais sur des activités bien réelles, qui dégagent des profits palpables. La société norvégienne REC a récemment réalisé une marge d’exploitation de +40%: c’est exceptionnel. Ce n’est pas le cas de Conergy en Allemagne qui, en ne créant pas de valeur, a été sanctionnée en bourse. Les acteurs dans ces secteurs sont assez réalistes, et leur cotation se base sur de très bonnes anticipations. Les différents Etats européens se sont également engagés à défendre l’activité dans ces secteurs, et ne pourront revenir sur leurs positions dans les années à venir. Le secteur du solaire en Allemagne est à lui seul pourvoyeur de 30 000 emplois !

Valérie Guelfi, vous êtes gérant du fonds Ecosphère World. Quelles sont vos opportunités d’investissement pour ce fonds?

Les opportunités de croissance se concentrent en particulier autour des USA et de la Chine. Nous investissons dans différents secteurs recoupant 4 thématiques porteuses d’avenir :
-les énergies alternatives,
-l’eau et les déchets,
- les transports,
-les technologies propres.
Une récente prise de conscience couplée à des incitations concrètes de l’état donne à ces secteurs une dynamique positive. L’étape suivante est l’augmentation du capital risque avec un fort volume lié à l’environnement. 10% du montant des fonds de capital risque est investi dans des projets liés aux énergies alternatives en Amérique du nord.
En Californie, où se trouvent ¾ des installations solaires des USA, de lourds moyens sont déployés : l’Etat prévoit d’engager 3Mds de dollars pour produire 3000 MgW grâce aux panneaux solaires. En 2008, l’environnement entre dans le débat aux USA, et devient une priorité. Le potentiel de croissance sur l’éolien y est également très fort, si l’on considère la surface de territoire à couvrir dans tout le pays.
En Chine, le traitement de l’eau et des déchets est élevé au rang de priorité nationale. Nous positionner sur ces marchés nous fait bénéficier de cette forte croissance. Il faut savoir également que la capacité à traiter les déchets en Chine va doubler en 10 ans !

Comment s’organise le processus de gestion d’Ecosphère World ?

Il y a 400 valeurs dans l’univers d’investissement de départ. Nous organisons des comités thématiques trimestriels. Au sein de l’équipe, un ingénieur, spécialiste des technologies liées à l’environnement et de l’énergie, et recruté spécialement pour ce type de gestion, opère une validation des technologies : il étudie notamment la pertinence des technologies à long terme, et leurs perspectives de croissance.
Nous rencontrons également des experts du secteur de l’environnement et de l’énergie (CEA, IEA, CERN), et bénéficions de leurs recommandations. Enfin, les gérants ont une expertise de plus de 10 ans qui leur permet d’avoir une parfaite connaissance de leur marché.

Retrouvez les performances des fonds Ecosphère World et Ecosphère Europe parmi notre sélection*.

*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps.
 Lisez les prospectus des fonds avant toute décision d’investissement.


Publié le 3/04/2008    Imprimer ce contenu    Envoyer cet article par email

Laisser un commentaire