Oblideam Eurospreads: un fonds ISR obligataire qui se développe
Alban de Faÿ a débuté sa carrière chez ABF Capital Management, en 1999, en tant qu’Ingénieur financier et gérant de fonds diversifiés. A la création d’IDEAM (Integral Development Asset Management) en 2003, il prend en charge la gestion obligataire de la société en gérant, notamment, le FCP Oblideam Eurospreads puis la gamme de fonds solidaires et de partage : FCP Habitat et Humanisme, Eurco Solidarité et Partagis. Alban de Faÿ gère, depuis son lancement en 2007, la sicav monétaire à vocation solidaire danone.communties. Alban de Faÿ est diplômé, en 1999, du DESS de Mathématiques de la Décision de Paris IX Dauphine.
Le gérant de I.DE.A.M nous explique comment l’argent placé sert aux entreprises ayant un comportement responsable.
Pourquoi trouve-t-on moins de fonds ISR obligataires que de fonds actions ISR ?
L’analyse extra financière est à la source du développement de l’investissement socialement responsable (ISR) avec, en toile de fonds, l’idée que les entreprises doivent être les premiers acteurs du développement durable en s’engageant dans une démarche de responsabilité (RSE ou responsabilité sociale de l’entreprise).
C’est donc très naturellement sur les marchés d’actions que les premiers fonds ont été crées, en utilisant les trois piliers de la démarche de RSE – l’environnemental, le social et la gouvernance- comme critères d’analyse.
Le marché des obligations d’entreprises, qui s’est développé après le passage à l’euro en 1999, a ainsi offert une voie naturelle de développement à ces approches « E,S,G » puisque ce sont les mêmes critères d’analyses extra-financières qui peuvent y être intégrés .
Les obligations d’entreprises constituent l’univers d’investissement du FCP obligataire Oblideam Eurospreads. Plus précisément, le fonds investit dans des obligations d’entreprises qui appartiennent à la catégorie « Investment Grade » AAA à BBB -Standard & Poor’s- (les émetteurs BBB sont limités à 5% du portefeuille) et dont la maturité est comprise entre 1 et 7 ans. En d’autres termes, sélectionner des obligations pour Oblideam Eurospreads revient à prêter de l’argent à des entreprises pour une durée comprise entre 1 et 7 ans.
En quoi cela fait-il sens de faire de l’obligataire ISR ?
Le comportement des entreprises au regard de critères ESG (Environnement, Social et de Gouvernance) peut être pris en compte dans le cadre d’une gestion obligataire, à l’instar de ce qui est fait sur les marchés actions. L’objectif est d’encourager les entreprises dans leur démarche de développement durable, en leur procurant les capitaux nécessaires à la prévention des risques de long terme pouvant affecter leur qualité de crédit.
Chez IDEAM, on estime, par ailleurs, que l’ISR obligataire fait sens quelle que soit la maturité des obligations. Ceci est évident pour les maturités longues, car on accompagne le développement des entreprises sur le long terme ; c’est également vrai pour les maturités courtes, puisque les entreprises ont besoin d’argent, à court terme, pour financer leur développement à long terme.
Quel est la spécificité ISR du processus de gestion d’Oblideam Eurospreads ?
Le processus de gestion d’Oblideam Eurospreads, intègre des critères extra-financiers dans le processus d’analyse et de sélection des émetteurs, en complément de critères financiers traditionnels. Cette démarche est centrée sur une vision globale de l’entreprise, qui est analysée dans son intégralité, au travers de ses actifs tangibles et intangibles, et de ses risques.
L’analyse extra-financière commence par l’établissement d’une cartographie des risques pour chaque secteur d’activité. Cette étape va, par exemple, révéler que, si la dimension sociale est primordiale dans le secteur des loisirs (hôtels, restaurants), c’est sur l’environnement qu’il faut être plus vigilant dans le secteur de l’énergie (pétrole, gaz…). L’analyse s’intéresse, ensuite, aux pratiques des entreprises sous trois aspects : la politique de développement durable, les systèmes de gestion mis en place et enfin, les indicateurs de performance, dans le but de classer les entreprises au regard de leur comportement vis-à-vis du développement durable.
Ensuite, Lors de la construction du portefeuille, la gestion d’IDEAM se concentre sur la sélection de titres et neutralise tous les principaux facteurs de risque : sensibilité, rating, secteur. La seule source de valeur ajoutée est la sélection de titres. Cette gestion mise en œuvre pour Oblideam Eurospreads a permis au fonds de bien se porter durant l’année 2007, comme le révèle la notation Quantalys disponible sur le site j’epargne-utile.com. Oblideam Eurospreads se classe, par ailleurs, dans le premier quartile de sa catégorie sur 1 an et 3 ans, selon Lipper.
Comment voyez-vous le développement de l’ISR en France et comment y contribuez-vous ?
L’Investissement Socialement Responsable s’est développé, tout d’abord, chez les institutionnels et plus particulièrement les fonds de pension, qui ont un horizon d’investissement de long terme.
Les études récentes font ressortir que la demande institutionnelle tend à se développer, des produits actions vers les produits de taux (Etude Novethic sur l’ISR de 2007) et que, dans le même temps, les investisseurs particuliers commencent à afficher une certaine appétence pour des investissements « qui donnent du sens » . Par ailleurs, la perception de l’ISR auprès des investisseurs particuliers commence à s’améliorer : l’enquête IFOP pour Investir Magazine de juin 2007 révèle que 74% des investisseurs individuels perçoivent la performance des fonds ISR comme comparable à celles des fonds classiques. Les études quantitatives sur la performance de la gestion ISR d’IDEAM étayent cette perception en faisant le bien fondé de l’intégration des signaux ESG dans sa gestion.
Il nous appartient maintenant d’engager un processus de communication et de pédagogie dédié aux investisseurs particuliers.
C’est dans cet esprit qu’IDEAM indique, au travers de ses commentaires de gestion, les évaluations ISR des entreprises qui motivent les arbitrages au sein des portefeuilles.
Au-delà d’une démarche de transparence, ces commentaires ont aussi vocation à faire réfléchir les souscripteurs aux enjeux de développement durable et à leur faire prendre conscience que leurs convictions peuvent se concrétiser au travers de leurs investissements.
Définition :
Une obligation est un titre représentant une part de dette d’une société, d’un Etat, ou de collectivités territoriales. L’obligataire perçoit des intérêts fixes, variables ou indexés, le plus souvent, annuellement, pendant la durée de vie de l’obligation et recouvre son capital à l’échéance. Le nominal des obligations à taux variable ou révisable reste inchangé pendant toute la durée de l’emprunt. Par contre, le taux d’intérêt varie en fonction des taux des marchés financiers.
Les obligations font souvent l’objet d’une notation financière qui permet de mieux évaluer leur risque de crédit. Ces notations vont de AAA (qualité maximale) à C (grand danger de défaut). Les acteurs clés du marché de la notation sont FitchRatings, Moody’s et Standard & Poor’s.
Les obligations d’entreprise sont caractérisées par leur spread de C crédit qui désigne l’écart de taux entre cette obligation et un emprunt d’Etat théorique qui aurait les mêmes flux financiers.
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*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps.
Lisez les prospectus des fonds avant toute décision d’investissement.
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