Performance Environnement fête ses 5 ans en beauté
Communiqué du 22 septembre 2009
PERFORMANCE ENVIRONNEMENT, LE PIONNIER FRANÇAIS DES FONDS THEMATIQUES « ENVIRONNEMENT », FETE SES 5 ANS !
Crée le 19 août 2004 par la Financière de Champlain, le FCP Performance Environnement enregistre, à sa date anniversaire, une performance sur 5 ans de +28,46% dans la catégorie actions européennes contre – 0,30% pour son indice de référence, l’Eurostoxx50. Depuis le début de l’année 2009, le fonds affiche une performance de + 20,84% au 18.09.2009, soit + 40,67% depuis sa création.
Quel bilan tirez-vous de ces cinq dernières années ? La stratégie de gestion du fonds a –t-elle évolué ?
J.F DESCAVES (Président et Directeur de la gestion de la Financière de Champlain)
Lorsque nous avons lancé ce fonds en 2004 c’était avant tout par conviction. Nous visions la performance sur le moyen terme en nous inscrivant dans des secteurs vitaux (eau, énergies renouvelables, déchets) pour nos sociétés. Aujourd’hui, nous sommes heureux de mesurer le chemin parcouru ! L’environnement est passé du stade du militantisme écologique à un enjeu majeur tant sur le plan économique (relance verte), géopolitique (indépendance énergétique, approvisionnement en eau) que social (création d’emploi, santé publique). Pour autant, nos convictions n’ont pas changé. Avec la crise financière, notre stratégie de gestion a légèrement évolué pour privilégier les valeurs les plus liquides (moins de 30% de valeurs moyennes) et offrant la meilleure visibilité. Très capitalistiques, les valeurs de l’environnement ont été fortement pénalisées par le resserrement du crédit, en 2008, sans que la visibilité de leur modèle économique ne soit remise en cause. Aujourd’hui, elles offrent le grand avantage, de ne pas voir leur croissance et leurs résultats dépendre de scénarios économiques incertains.
Quel est l’intérêt aujourd’hui d’investir dans un secteur défensif comme l’environnement ?
Nicolas ROCHON (Co-directeur de la gestion, responsable du pôle environnement)
Je crois qu’il faut éviter les amalgames. L’intérêt du secteur de l’environnement c’est sa grande richesse en terme de profils de sociétés. On peut y trouver à la fois des secteurs très défensifs comme l’eau, les déchets ou encore les utilities vertes (exploitants) mais également des entreprises plus cycliques offrant une croissance plus agressive, je pense aux fabricants de panneaux solaires et de turbines éoliennes… Ceci nous a permis de bien résister à la baisse en début d’année en renforçant le caractère défensif du fonds et de capter une bonne partie du rebond en intégrant davantage de valeurs cycliques sur les mois de mai et juin.
Quelle est votre stratégie aujourd’hui ?
N.R.
Nous sommes extrêmement prudents : d’une part en raison des incertitudes macro-économiques (les conditions ne nous semblent pas réunies pour une reprise durable) et des mutations en cours dans le secteur des énergies renouvelables. Le secteur solaire vit une phase de transition vers une production de masse. Soutenus par les grandes banques d’état, les producteurs de cellules chinois ont aujourd’hui les moyens de pratiquer un dumping tarifaire qui pèse très lourdement sur les marges des concurrents européens (Q Cell..) mais contribue à accroître fortement la compétitivité de l’énergie solaire par rapport aux énergies fossiles. Dans cette guerre des prix, seuls les acteurs les plus solides financièrement résisteront ! Il convient donc d’être extrêmement sélectifs en restant concentrés sur les leaders technologiques comme First Solar aux US et ceux qui peuvent suivre la baisse des prix (Trina Solar par exemple). A moyen terme, en revanche, la visibilité est exceptionnelle. A l’approche du Sommet de Copenhague, les annonces se succèdent. Après les Etats-Unis et la Chine, l’Inde (4è producteur mondial d’éolien) vient d’annoncer un plan visant à multiplier par 10 sa capacité dans le solaire dans les 3 prochaines années pour atteindre 20 GW en 2020 contre 150 MW en 2009 ! Au Japon, grâce aux nouveaux tarifs de rachat, le solaire devrait être rentable par rapport aux énergies fossiles dès 2011 !
Quid de l’éolien ?
N.R.
Même si la véritable transition énergétique se fera avec solaire, l’éolien est une bonne solution, à court terme, pour atteindre l’ objectif de 20% d’énergies renouvelables en 2020, fixé par le « Package énergie climat » européen. Plus mature, cette industrie offre une « croissance défensive », intéressante pour l’investisseur. A la différence du solaire, les acteurs européens de l’éolien ont su conserver leur leadership. Le marché a cru en moyenne de 20% par an sur les dernières années en termes de capacité installée. Pas de guerre des prix en raison des barrières à l’entrée à la fois technologiques et logistiques (transport des turbines). Nous bénéficions maintenant d’une bonne visibilité sur les tarifs de rachat et des pays moins matures tels que la Roumanie, la Pologne et Grèce, tirent aujourd’hui la croissance du marché européen en mettant en place des cadres réglementaires très incitatifs. Affecté par les problèmes de financement en 2009, le secteur a fortement corrigé mais l’accès au crédit est aujourd’hui rétabli pour la plupart des sociétés. On devrait donc assister à un rattrapage important en 2010 mais avec moins de volatilité que dans le solaire.
Comment se répartit le portefeuille de Performance Environnement aujourd’hui ?
J.F.D.
La force d’un fonds généraliste comme Performance Environnement, c’est de pouvoir faire évoluer le mix sectoriel en fonction du contexte. En raison des opportunités décrites ci-dessus, nous avons sur-pondéré les énergies renouvelables qui représentent environ 50% du portefeuille. Après un repli défensif sur les mois de juillet et août lié aux facteurs évoqués pour le solaire, nous avons recommencé prudemment à réintroduire de la cyclicité dans le portefeuille (21% de valeurs haut de chaîne). L’exposition a été portée à 90%. Mais notre objectif reste de sécuriser la performance accumulée. C’est là que l’expertise acquise sur les 5 dernières années est particulièrement utile : il convient de bien appréhender les distorsions entre des effets d’annonce très positifs sur le moyen terme et la réalité financière des sociétés à court terme. Pour cela, une bonne connaissance du management des sociétés est essentielle !
Comment voyez-vous la place de l’environnement dans les 5 prochaines années ?
J.F.D
L’environnement sera sans aucun doute l’un des moteurs de la croissance dans les prochaines années mais la plus grande sélectivité s’impose pour identifier ceux sont qui seront, véritablement, les leaders de demain !
Les leaders de demain ne seront pas seulement les entreprises les plus solides financièrement mais celles dont la vision dépasse la dimension technologique pour replacer l’homme au cœur des stratégies environnementales. Demain, la croissance mondiale sera tirée par les pays émergents et les pays en développement. Dans ces pays, la préservation de l’environnement est la condition sine qua non du développement humain car l’urbanisation galopante (60% de la population mondiale en 2050) va pousser les impacts de la croissance sur la qualité de vie des hommes aux limites de l’insoutenable (déchets, pollution de l’air, concurrence villes/campagnes pour l’accès à l’eau…). Dans le même temps, ces pays aspirent légitimement à atteindre notre niveau de vie alors que les ressources naturelles sont clairement insuffisantes pour y prétendre. Une grande partie de la solution au problème repose donc dans la capacité de ces sociétés à ne pas confondre sobriété et pauvreté, à trouver dans leurs traditions et les moyens de créer de nouveaux modèles de développement et à nous d’inventer et de diffuser les technologies et les éco-produits qui permettront à un monde plus durable et plus solidaire d’émerger sous l’ancien!
Le fonds Performance Environnement est disponible sur www.jepargne-utile.com
www.financieredechamplain.fr
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