Les coulisses de l’Epargne Responsable
Accueil Finance Business Epargn'acteur Experts Coulisses

Babyloan : le microcrédit solidaire arrive en France

microcreditRépondre à un besoin réel, prêter plutôt que donner, tels sont les principes du microcrédit selon Babyloan. Sur le site internet, les milliers de prêteurs solidaires parrainent des centaines de micro entrepreneurs de pays en développement. L’intérêt pour le prêteur : la satisfaction d’avoir aidé un projet concret et le retour de son capital de départ, qu’il lui revient de réinvestir dans un autre projet selon son gré.

Muhammad Yunus, Jacques Attali on le sait se sont engagés depuis longtemps dans la cause des plus pauvres à travers le microcrédit. Au rang des pionniers en France, Arnaud Poissonnier, dont le brillant parcours dans la banque classique ne laissait supposer une telle reconversion. Et pourtant, une réalité implacable sous tend cette décision : « cela fait longtemps que les banques ne font plus leur métier de prêt pour les entreprises, encore moins pour les plus petites ». Le banquier reconverti dans le social business, c’est une affaire de sentiments : « je voulais créer ma propre boite. Un jour, j’ai découvert le site kiva.org. Je travaillais alors pour l’ONG OXUS, et je leur ai dit : c’est çà qu’il faut faire ! J’en avais assez de ne prêter qu’aux riches. »

Babyloan n’est pas un organisme financier, mais un intermédiaire entre les particuliers et des instituts de microfinance (IMF). Ce système réinvente la finance en créant un lien entre les particuliers et le destinataire final, grâce au mode de parrainage. Loin d’une logique d’assistanat, l’intérêt d’un schéma simplifié consiste à « créer une nouvelle forme de solidarité native du web, où les internautes s’approprient enfin la finance. Chacun choisit le projet qu’il souhaite aider, peut suivre le parcours des entrepreneurs grâce à leur portrait et à un suivi régulier sur le site », explique Arnaud Poissonnier.

A ceux qui trouvent choquant de créer un business sur le dos des pauvres, Arnaud Poissonnier répond clairement : « formation, aspects sociaux, éducation…sont une grande partie du travail dans le microcrédit. C’est là que la finance internationale est utile. Car elle prête de l’argent, ce qui en soi n’est pas choquant. Ce qui est choquant, c’est quand une banque dit : là, il y a un marché. Car le microcrédit, ce n’est pas une affaire de rentabilité, c’est un marché social avant tout. »

A l’image des initiatives de la finance solidaire, ou de l’ISR, le microcrédit solidaire souhaite en effet communiquer sur le bénéfice social d’un tel système. Le travail de proximité effectué par les IMF sur place est primordial. L’impact social est une motivation très forte pour Babyloan, qui sélectionne les IMF en fonction de la qualité du soutien logistique et humain qu’ils pourront apporter aux micorentrepreneurs.

Etre à la tête d’un social business n’empêche pas d’avoir d’autres projets, et Arnaud Poissonnier fait partie de ceux que les histoires personnelles passionnent. Nul doute que la sienne marque déjà le succès du microcrédit solidaire en France.

Voir aussi:

L’ADIE tourne les patrons en dérision

Semaine du Microcrédit: devenez votre propre patron!

Social Business: un modèle plus digeste pour Danone

Le Crédit Agricole est séduit par la microfinance

Planet Finance soutient l’art et la solidarité


Publié le 25/06/2009    Imprimer ce contenu    Envoyer cet article par email

2 commentaires

Bonjour Monsieur / Madame,

Offre de prêt à taux d’intérêt abordable posez votre candidature.

Avez-vous été rejetée par de nombreuses banques?
Avez-vous besoin de financements pour la consolidation de votre dette?
Avez-vous besoin de financement pour aider votre entreprise à se remettre sur les rails ?
Alors, j’ai la meilleure solution pour vous.
Je suis un particulier ; j’offre des prêts à toutes personnes intéressées à faible taux d’intérêt.
Si vous êtes intéressé contactez-nous par e-mail avec les détails suivants :

A l’adresse suivante : ****afin que je vous adresse par retour de mail mes conditions
Cordialement,
*****

bonsoir
cadre superieur licencie en 1992 je me suise retrouve en commission de surendettement dont je suis sorti en 2004 par accord de remise de dettes.je reste néanmoins inscrit au ficp jusqu’en 2012. or en 2004 j’ai créé ma propre entreprise individuelle sans aide bancaire dans le domaine de la recuperation textile . je me suis toujours autofinance mais le développement de l’entreprise est maintenant stoppe par le manque de fonds . le secteur est porteur les clients etrangers demandeurs . Avez vous des solutions de financement à me proposer?
merci de votre attention
bien à vous



Laisser un commentaire