La crise des subprimes…pour ceux qui n’ont toujours pas compris
Les origines : le système du “toujours plus” …endetté
La crise des subprimes trouve ses origines aux Etats-Unis en 2007 pour s’étendre à la finance mondiale en 2008.
En cause, les crédits immobiliers accordés à des publics peu solvables, mais aussi les cartes de crédits, location de voitures et autres prêts à risques à des taux d’intérêts révisables, majorés d’une prime de risque (sub-prime) pouvant être très élevée. Lorsque la machine est bien huilée, les entreprises produisent, les ménages s’enrichissent et consomment, et le risque est contenu. En 2007, lorsque les banques ont décidé d’engager des millions de foyers américains dans des risques démesurés pour acquérir toujours plus, elles ne se doutaient pas de l’effet boule de neige que cela allait produire. Les crédits supplémentaires accordés se sont multipliés, en même temps que l’endettement des ménages. Fin 2007, nombre de foyers américains ne pouvaient déjà plus faire face aux remboursements.
Lorsque la crise éclate, il est déjà trop tard
Eté 2007: c’est le moment où la crise éclate. Des taux d’intérêts en hausse, un revenu disponible qui n’augmente pas, l’octroi de crédits supplémentaires à des ménages déjà pris à la gorge… entrainent un arrêt brutal des remboursements.
Au deuxième semestre 2006 déjà, le système des prêts hypothécaires à risque (les fameux « subprimes ») commence à se fissurer. Mais la masse de crédits en cours est énorme. Les risques de perte se transmettent ensuite du côté des banques qui ont regroupé et inondé les marchés mondiaux de ces titres de créances « pourris ». Les banques ont du passer chaque trimestre dans leurs comptes les dépréciations de la valeur des actifs liée au subprimes. En quelques mois, ce sont 500 milliards de dollars engloutis dans un système financier mondial gangréné.
Les estimations de taux de non remboursement des prêts se montent à 15% environ. 1 à 3 millions d’américains sont susceptibles de perdre leur logement suite à cette période, d’après le président de la Commission bancaire du Sénat des Etats-Unis. Après les établissements de crédit, la crise se poursuit auprès des grandes banques actionnaires de ces sociétés. Le 9 avril 2008, le FMI annonce dans un rapport que le « montant des pertes pourrait atteindre quelque 945 milliards de dollars ».
Aujourd’hui, de grandes banques n’ont d’autre choix que de faire appel à des fonds souverains étrangers (asiatiques), ou même à l’état américain, remettant en cause les théories même d’auto-régulation des marchés.
A suivre dans la série :
# 2 Il faut voir le bon côté de la crise
# 3 Les hedge funds, la boite noire de la finance
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2 commentaires
Commentaire de Cathy P. publié le 19/09/2008 à 15:20 :C’est surtout les banques américaines qui ont voulu “offrir des services” à des gens qui n’étaient pas “équipés” : les pauvres, les minorités et les gens de quartiers populaires qui n’étaient pas visités par les commerciaux. Résultat : on a vendu n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment, par manque d’éthique et aujourd’hui tout le monde paie…
Commentaire de Moban publié le 9/12/2009 à 14:38 :Même si on n’a pas trop compris le détail, on a très bien compris l’esprit (pourri) des organismes prêteurs.





